Monseigneur Perl,

Secrétaire Général de la Commission Pontificale Ecclesia Dei Adflicta,
au congrès international Una Voce

 

Commentaire

Cette communication a été lue par Mgr Camille Perl, de la Commission Ecclesia Dei, lors de la réunion d'Una Voce International qui a eu lieu à Rome la semaine dernière. Mgr Perl lut ce message puis refusa de répondre à aucune question ou d'accepter aucun commentaire de la part des délégués d'Una Voce. Il quitta brusquement la réunion après s'être attiré la demande "d'éclaircir ses éclaircissements". Mgr Perl parle d' "information discutable" diffusée sur Internet. Le présent document est authentique et provient d'une feuille distribuée lors de la réunion. On peut dire que la communication de Mgr Perl elle-même est un nouvel exemple d'"information discutable". Les délégués d'Una Voce ont été unanimes dans leur réponse à cette communication.

Eclaircissements

 La Commission Pontificale Ecclesia Dei a été récemment l'objet
d'attaques provenant de certains cercles traditionalistes; attaques dues pour
une part à l'ignorance des faits et, d'autre part, à des informations
discutables diffusées sans autorisation sur Internet. Afin de rétablir la vérité,
la Commission juge opportun de publier les présents éclaircissements.
 
 1. La Commission Pontificale a été instituée en 1988 par le Saint-Père
avec la "mission de collaborer avec les évêques, les dicastères de la Curie romaine
et les milieux intéressés, dans le but de faciliter la pleine communion ecclésiale
des prêtres, des séminaristes, etc... qui désirent rester unis au successeur de Pierre
dans l'Eglise catholique en conservant leurs traditions spirituelles et liturgiques"
(Motu Proprio "Ecclesia Dei", n° 6 a). Pour accomplir cette mission, la Commission
doit collaborer avec les évêques, sans qui cette union ecclésiale est impensable.
Il n'est donc pas question de critiquer la commission pour cette collaboration.
 
 2. La Fraternité Sacerdotale Saint Pierre a été érigée en 1988 par la Commission
Pontificale avec des pouvoirs spéciaux donnés par le Souverain Pontife. La Commission
n'a jamais eu l'intention de modifier ses statuts. Malheureusement, certains désaccords
internes se sont produits ces derniers mois au sein de cette famille religieuse.
Des documents relatifs à ces questions, qui auraient du rester protégés par une
stricte confidentialité, ont été publiés. La Commission ne peut que le regretter.
Les responsables de cette publication ont causé un grand tort à la Fraternité
Saint Pierre. On peut se demander, en outre, de quel droit des associations de laïques
se sont engagées dans d'importantes actions de pression sur un sujet qui regarde de façon
exclusive un institut religieux.
 
 3. Plusieurs prêtres de la Fraternité Saint Pierre ont adressé une plainte
à la Commission Pontificale. Les signataires faisaient usage de leur droit
de faire appel au Saint Siège -- un droit que tout catholique fidèle possède.
La Commission a le devoir de recevoir un tel recours et de proposer un moyen
pour résoudre les problèmes: à cette fin, elle a pris certaines mesures conservatoires
pour préparer une discussion sereine des problèmes par tous les membres de la Fraternité,
tout en protégeant les signataires du recours contre de possibles mutations.
 Ceux qui soutiennent que ceci constitue un abus de pouvoir ne comprennent
pas la vraie situation juridique: à savoir que la Commission exerce la pleine autorité
du Saint Siège sur la Fraternité susmentionnée. Affirmer qu'il existe une
intention de modifier l'orientation traditionnelle de la Fraternité n'est pas
seulement absurde; c'est une offense grave contre la vérité et contre les
membres de la Commission Pontificale.
 
 4. Au coeur de cette crise est le problème de la concélébration des prêtres
qui se sentent liés à certaines formes de la tradition liturgique latine
lors d'une messe célébrée selon le rite actuellement en vigueur.
Cette possibilité a été demandée, et à l'occasion appliquée par certains prêtres
lors de messes avec l'évêque diocésain; mais elle a été refusée de façon catégorique
par la majorité. La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements,
après avoir consulté le Conseil Pontifical pour l'Interprétation des Textes de Loi,
et demandé l'avis de la Commission Pontificale "Ecclesia Dei", a publié des
"Réponses officielles" dans les Notitiæ, et a expliqué ses raisons aux supérieurs
des instituts concernés. Ces réponses formulent une affirmation au plan juridique:
ceux qui ont le privilège de célébrer selon les livres liturgiques en usage
avant la réforme de Paul VI ne perdent pas pour cette raison le droit de célébrer
selon le Missel de Paul VI - un droit qui appartient à tout prêtre du rite romain.
Il n'est dit nulle part que ces prêtres sont obligés de le faire; mais qu'ils
en ont le droit, et qu'aucun supérieur ne peut les empêcher de faire ce à quoi
la loi générale de l'Eglise les autorise. "Un droit exclusif" de célébrer selon
les livres de 1962 n'existe pas et n'a jamais existé, et aucun texte officiel
n'en fait mention. Les textes de la Congrégation pour le Culte Divin sont très clairs
et ne laissent pas place au doute sur ce point. Il est donc manifestement faux
de parler d'ôter à la Fraternité son droit exclusif, parce qu'un tel droit
n'a jamais existé. D'autre part, il faut souligner qu'il n'existe aucune intention
d'abroger les privilèges concédés aux prêtres et aux instituts attachés
à la tradition liturgique latine.
 
 5. La concélébration est une manifestation de la communion qui existe
entre l'évêque et les prêtres munis d'une mission pastorale dans son diocèse.
Ce signe de communion, réintroduit dans l'Eglise par le deuxième Concile du
Vatican, joue aujourd'hui un rôle important en tant qu'expression de la communion
entre les prêtres - même traditionalistes - et les évêques, dans les diocèses
où ils exercent. On ne peut refuser ce signe liturgique sans donner l'impression
de refuser la communion elle-même. C'est pourquoi la Commission Pontificale
"Ecclesia Dei" exhorte ces prêtres à accepter la concélébration avec leur évêque
puisque sa mission est justement de faciliter cette communion ecclésiale
des prêtres et des fidèles tout en garantissant le respect de leurs traditions
spirituelles et liturgiques.
 

Texte original publié sur le site Una Voce

[This statement was read by Msgr. Camille Perl of the Ecclesia Dei
Commission at the Una Voce International meeting held in Rome this past week.
Msgr. Perl read this message and then refused to answer any questions or
receive any comments from the Una Voce delegates.  He bluntly left the
forum after being asked to "clarify his clarification".
Msgr. Perl speaks of "questionable information" published on the internet.
This document is authentic and comes from a page distributed at the meeting.
One might say that Msgr. Perl's statement itself is yet another example of
"questionable information".
The Una Voce delegates were unanimous in their response to this statement.
Bill Basile]
 
Clarification
 
 Recently the Pontifical Commission "Ecclesia Dei" has been the object of
attacks on the part of certain traditionalist circles, due on the one hand
to ignorance of the facts and, on the other, to questionable information
published without authorization on the internet.  In order to re-establish
the truth, the Commission judges it opportune to publish the present
clarification.
 
 1.  The Pontifical Commission was instituted in 1988 by the Holy Father
with "the task of collaborating with the bishops, the Departments of the
Roman Curia and with the circles concerned, for the purpose of facilitating
full ecclesial communion of priests, seminarians, etc. ...  who wish to
remain united to the Successor of Peter in the Catholic Church, while
preserving their spiritual and liturgical traditions" (Motu Proprio
"Ecclesia Dei", n° 6 a).  In order to accomplish this task, the Commission
must collaborate with the bishops, without whom this ecclesial union is
unthinkable.  It is then out of the question to criticize the Commission
for this collaboration.
 
 2.  The Priestly Fraternity of Saint Peter was erected in 1988 by the
Pontifical Commission with special faculties from the Supreme Pontiff.  At
no time has the Commission had the intention of changing its
statutes.  Unfortunately, there have been some internal disagreements in
recent months within this religious family.  Some documents pertaining to
these matters, which should have remained protected by strict
confidentiality, have been published.  This the Commission can only
regret.  Those responsible for this publication have done great harm to the
Fraternity of Saint Peter.  One may ask, moreover, by what right lay
associations have become heavily involved in lobbying with regard to a
matter which pertains solely to a religious institute.
 
 3.  Several priests of the Fraternity of Saint Peter addressed a complaint
to the Pontifical Commission.  The signatories were making use of their
right to appeal to the Holy See -- a right which every faithful Catholic
possesses.  The Commission has the duty to receive such a recourse and to
propose a way to resolve the problems:  to this end it took some
conservative measures in order to prepare for a serene discussion of the
problems by all the members of the Fraternity, while protecting the
signatories of the recourse from possible reassignments.
 
 Those who maintain that this is an abuse of power do not understand the
true juridical situation:  that the Commission exercises the full authority
of the Holy See over the aforementioned Fraternity.  To state that there is
an intention to modify the traditional orientation of the Fraternity is not
only absurd, but it gravely offends against the truth and the members of
the Pontifical Commission.
 4.  At the heart of this crisis is the problem of the concelebration of
priests who are attached to certain forms of the Latin liturgical tradition
at a Mass celebrated according to the rite presently in force.  This
possibility has been requested and occasionally carried out by some priests
in Masses with the diocesan bishop, but categorically refused by the
majority.  The Congregation for Divine Worship and the Discipline of the
Sacraments, after having consulted the Pontifical Council for the
Interpretation of Legislative Texts and requested the advice of the
Pontifical Commission "Ecclesia Dei", has published "Official Responses"
pertaining to this matter in Notitiæ, and has explained its reasons to the
superiors of the institutes concerned.  These responses constitute a
statement on the juridical level:  those who have the privilege of
celebrating according to the liturgical books in use prior to the reform of
Paul VI do not lose for that reason the right to celebrate according to the
Missal of Paul VI - a right which belongs to every priest of the Roman
rite.  It is nowhere stated that these priests are obliged to do this, but
that they have the right, and that no superior can forbid them from doing
what the general law of the Church allows them to do.  "An exclusive right"
to celebrate according to the 1962 books does not exist and has never
existed, and no official text makes such a mention.  The texts of the
Congregation for Divine Worship are very clear and leave no room for doubt
on this point.  It is then utterly false to talk about taking away from the
Fraternity its exclusive right, because such a right never existed.  On the
other hand, it should be underscored that there is no intention of taking
away the privileges conceded to the priests and to the institutes attached
to the Latin liturgical tradition.
 
 5.  Concelebration is a manifestation of the communion which exists
between the bishop and the priests who have a pastoral mission in his
diocese.  This sign of communion, reintroduced in the Church by the Second
Vatican Council, plays an important role today as an expression of
communion between priests - even traditionalists - and the bishops, in the
dioceses in which they work.  One cannot refuse this liturgical sign
without giving the impression that one refuses communion itself.  This is
why the Pontifical Commission "Ecclesia Dei" exhorts these priests to
accept concelebration with their bishop since its task is precisely to
facilitate this ecclesial communion of priests and faithful while
guaranteeing the respect for their spiritual and liturgical traditions.
 
 
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